J’aurai cru hier mais non le gruyère…

1 juin 2015

Chicane

Exemple de logique shadok : armes en vente libre et fromages interdits... | ParisBilt | Scoop.it

« Le gruyère râpé tient dans ses fils toute l’harmonie universelle… » clamait Francis Blanche

Enfin la science apporte un éclairage sur un mystère insupportable pour l’homme, sur un dualisme de la matière objective et d’une interprétation subjective… vers la fin de schèmes archétypiques fromagers ! 

Après moult études et de recherches, il est prouvé que les cavités fromagères sont provoquées par des petites particules de foin. 

Les fameux « trous » sont provoqués par des petites particules de foin qui tombent dans le lait pendant la traite des vaches… nous ne pourrons jamais assez remercier nos valeureux héros de temps modernes, les chercheurs d’Agroscope, l’institut des sciences en denrées alimentaires basé à Berne, associés à ceux de l’Empa (Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche)…

Ces particules dégagent des gaz pendant la fermentation, qui forment alors des trous dans le fromage. Tout partait de la disparition des trous… le manque peut être donc fécond…

« C’est une découverte qui a été faite complètement par accident, comme toute les grandes découvertes », en a même conclu le porte-parole d’Agroscope. Le fromager sait désormais qu’en jouant sur le dosage des microparticules de foin, il peut quasiment contrôler le nombre de trous désirés dans ses meules.

J'aurai cru hier mais non le gruyère... dans Chicane

Pour les matheux : une sinusoïde sert à représenter l’évolution d’un morceau de gruyère resté coincé sur une rape circulaire. 

 

 

Cela nous rappelle un syllogisme :

  • Plus il y a de fromage, plus il y a de trous ;
  • or plus il y a de trous, moins il y a de fromage ;
  • donc plus il y a de fromage, moins il y a de fromage.

on observe donc bien que l’application sans discernement d’un syllogisme est source d’aberrations, d’absurdité, limite de moisissure argumentative (moisissure et fromage, c’est bien idoine  ;- ) …

Pour éviter ce problème, techniquement, il faut veiller aux termes moyens des deux prémisses : pour chaque prémisse, il existe un contexte sous-entendu qui rend possible l’acceptation de la prémisse en tant que vérité. Ici le volume du fromage (emballé, c’est-à-dire trous compris) et la densité du fromage (le rapport matière/volume) ne doivent pas être comparés.

Donc, lorsque volume et densité de fromage sont constants, on a bien « plus il y a de fromage, moins il y a de fromage ».

Ce qui peut ainsi ce voir comme une tautologie : « autant il y a de fromage, autant il y a de fromage ». voire « si volume et densité sont constants, la quantité de fromage aussi »… mais là on est presque dans de la physique quantique  ;-).

Bref, le gruyère, même avec des trous, c’est bon !

 

 dans Chicane

 la caillette

 

Inscrivez vous

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Quanddisneyetghibliparlentd... |
Le campus universitaire |
Moi, moche et ronde |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Simbaste
| Lenouveauprof
| Foncierimmoconsult