Obsolescence, bière et liberté…

5 janvier 2015

Chicane

Obsolescence, bière et liberté... dans Chicane bm-image-742168

 

« N’attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive… Et tu seras heureux. »  affirmait Epictète… maxime toujours d’actualité…

C’est ce qu’avait réussi probablement à démontrer une équipe de scientifiques qui s’est intéressée à une tentative d’accouplement entre un scarabée et une bouteille de bière.

Cette étude australo-canado-américaine a été menée par Darryl Gwynne et David Rentz et suscite aussi bien un respect affirmé qu’une admiration muette. C’est somme toute, n’en doutons pas, la curiosité qui est un des moteurs de la science :  » Sa grande qualité était l’aptitude à goûter l’étrangeté qui marque l’esprit des véritables chercheurs. »  clamait d’ailleurs MORRIS Desmond.

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Les auteurs relèvent, et il est à noter l’effroi et la torpeur que la lecture de ce genre d’informations peut engendrer chez quiconque voue admiration à ces insectes… bref, il faut dénoncer sur le champ le fait que la présence de bouteilles dans la nature pourrait perturber la reproduction de ces coléoptères … En somme une trop grande fascination pour la bouteille de bière ne favorise pas la sexualité… ce constat soulève plus de questions éthiques qu’on n’osait l’imaginer…nos scientifiques, grâce à cette démonstration de haut vol, sont donc très proches de la philosophie de R.Emerson pour qui la marque constante de la sagesse est de voir le miraculeux dans le banal… une recherche sur le scarabée entraînerait donc une déclaration de santé publique dont la valeur n’est absolument pas surannée…

On rejoindra encore une fois ces notions de salut publique grâce à Mirjam Tuk, Debra Trampe et Luk Warlop, ainsi qu’à Matthew Lewis, Peter Snyder et Robert Feldman, Robert Pietrzak, David Darby et Paul Maruff. Un grand merci à eux, surtout que le contexte magnifie grandement leur geste, pour avoir démontré que l’on peut prendre, dans certains cas, de meilleures décisions lorsqu’on a un besoin urgent d’uriner, et de mauvaises décisions dans d’autres cas… avouez qu’il était temps que la science confirme avec toute la rigueur requise ce qui ressortait jusqu’ici d’un sentiment sans doute partagé mais nullement démontré.

Il est vrai que souvent, les mystères nous attirent, tous ce que nous connaissons, nous le devons à notre curiosité naturelle, pourtant de nombreuses questions restent toujours sans réponses… désormais, c’est tout un pan de notre psychologie, de notre aptitude à la praxéologie qui se trouve expliqué par ces scientifiques dont l’abnégation et l’audace forcent le respect. 

 

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Pour continuer de s’émerveiller devant le génie créatif de l’homme de science dans le soucis d’améliorer les conditions de vie, d’accroître notre mieux vivre face à une nature souvent imprévisible et dangereuse… certains n’hésitent pas un instant pour  faire preuve donc d’audace et d’ingéniosité, bravant s’il le fallait les limites de l’imagination de leurs collègues… Bernard Vonnegut de l’Université d’Albany a presque créé une métrologie singulière par son étude sur l’utilisation du poulet à plumer pour mesurer l’intensité d’une tornade… 

 

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Il aura probablement fallu déployer des trésors d’ingéniosité mathématique pour arriver à la conclusion malheureuse mais édifiante de l’étude : déplumer des poulets en souffleries ne permet pas d’estimer la force d’une tornade… « Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. » disait Johann Wolfgang von Goethe, sans savoir probablement les résultats de l’étude qui, une fois n’est pas coutume espérons le, imprime en nous l’idée que parfois la science en emporte le rêve…

Heureusement que d’autres chercheurs adeptes de l’optimisme démesuré s’engagent au nom de la science pour sanctuariser une donnée essentielle pour qui se chausse pour le plaisir ou pour effectuer des déplacements pédestres. Il y aurait 400 millions de façon de lacer les lacets de ses chaussures… avouez que cela représente nul doute possible, une perspective d’avenir très enrichissante, tant au niveau professionnel que personnel… sauf peut être pour certains esprits tortueux, adeptes des chaussures à scratch qui trouveront prématuré de publier un communiqué de satisfecit, un véritable blanc seing alors que des éléments clés de leurs revendications scratchiennes n’ont pas été obtenues, même s’il faut l’avouer taciturnement qu’elles font l’objet d’une formulation trop imprécise donc annonciatrice de déceptions futures.

Pour éviter toute déception d’ailleurs, faut il choisir ses illusions ?

Suffit il d’avoir le choix pour être libre ?

 

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Dans notre société de croissance et de consommation, ces questions restent prégnantes…

De l’obsolescence programmée…rien à voir avec un article déjà présent sur ce blog, et même s’il est vrai qu’enfin nos politiques semblent se pencher sur ce problème, qui n’a pas eu l’impression que nos objets d’antan, nos choses de jadis et naguère survivaient plus longtemps, pouvaient être rafistoler assez « facilement »… là, une espèce de « désuétude planifiée », une durée de vie ou d’utilisation des produits restreinte comme peau de chagrin, une fragilité délibérée semble conditionner notre soif étanchée de consommation effrénée… le remplacement, la substitution prévaut sur l’habituation aux choses familières…

Pourtant, l’émergence de nouvelles problématiques environnementales, économiques, sociétales voire morales devraient nous faire réagir pour aller vers une consommation plus « raisonnable et économe »…

Mais non, nous avons vraiment la sensation d’assister à une fuite en avant, une course effrénée de satisfaire le désir de posséder quelque chose d’un peu plus récent, un peu meilleur et un peu plus tôt … et si en plus c’est plus ceci ou cela que son voisin…

Pourtant, on pourrait rester optimiste, espérer une résilience spontanée des consom-acteurs ou un changement de modèle économique…

Il se monte un peu partout des écosystème de réparateurs professionnels indépendants, de ressourceries ou de structures dont la finalité est la réparation et la récupération avec souvent un but social attaché.

De plus, les nouveaux modèles  d’économie circulaire et d’écoconception permettent de continuer d’espérer en un futur plus responsable : l’économie circulaire qui est un concept montant, l’Analyse du cycle de vie permet aussi une alternative…

Sans compter le temps perdu à remplacer ou changer nos objets…

 

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Du coup, il paraît urgent de prendre son temps pour en gagner…

Gagner pour construire un futur meilleur… construire les conditions propices à un environnement plus responsable…

Construire, non pas avec du ciment, produit que la Chine absorbe à elle seule près de 58 % de la demande mondiale, mais construire des relations humaines durables, résolument connotées d’éthique et de vivre ensemble… 

« Ce qui se trouve devant nous et ce qui se trouve derrière nous, importent peu comparé à ce qui se trouve en nous. »  avait bien dit Ralph Waldo Emerson.

La Caillette

 

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