De la musicalité du silence…

3 janvier 2015

Chicane

 De la musicalité du silence... dans Chicane

 

Les fêtes de fin d’année sont souvent l’occasion de se manifester bruyamment…bruit et agitation, moisson des travers de notre civilisation?…

« Le silence est la vertu des sots. » clamait Francis Bacon

 

Silence-Mediter-Presence-Islande-SpiritOpus dans Chicane

 

Pourtant dans nos sociétés assourdissantes, dans le vacarme engendré et approuvé par notre civilisation, le silence est un luxe ultime…

Même les feuilles mortes ne se ramassent plus à la pelle, Prévert n’a plus raison…

Nous sommes assaillis par la prolifération des bruits : sonneries, musiques à haut volume dans les magasins, automobiles et trafics, ramassage de feuilles mortes…

Le silence est rare dans nos vies actives et stressées ; on ne lui laisse plus guère de place.

 

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Le silence, partout absent, craint comme si le bruit omniprésent avait une utilité, une finalité, celle d’éviter la rencontre avec l’autre, avec soi…

« Les autres font ce qu’ils veulent de tes mots, tandis que tes silences les affolent. Tiens ta langue et ils se mettront en huit pour essayer de piger ce que tu ne dis pas » assurait Frédéric Dard dans Les pensées de San-Antonio.

Pourtant, nos silences naturels sont bruyants…de véritables témoins de vie affairée et bouillonnante tout autour de nous… chant et gazouillement de l’oiseau, clapotis du ruisseau, bruit feutré du vent s’engouffrant dans la rue, pluie qui joue des percussions sur la route, chien qui croit voir passer des caravanes…cris d’enfants au sortir d une école, etc …

 

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« Apprends le silence et tu apprendras à entendre. » déclarait Franck Patrick Herbert.

Face à l’augmentation des pollutions sonores, le silence est devenu une denrée rare, donc précieuse, à la limite d’une donnée de santé publique

Toutefois si l’on peut fuir le bruit et rechercher le calme, tout comme Pascal, on peut aussi être « effrayé » par « le silence éternel de ces espaces infinis »

Pour conclure discrètement, sobrement :  

Le problème de notre désir paisible et concret

se trouve être qu’en prononçant son nom

cela entraîne sa disparition, sa perte, son plongeon

mais dès que nous ne soufflons mot , tout discret

le voici revenu, aussi rapidement et étrangement

qu’il peut prendre congé promptement.

le silence est une musique dont les notes, la partition

créent une danse de l’immobile, légère,

une chorégraphie des sens et de l’imaginaire

le silence est une errance pour l’imagination…

 

Pour finir, un petit bonus en gaga

 

En attendant qu’on se mette à bruyamment parler de la guerre du feu  ;-) 

 

la caillette

 

 

 

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